Les juristes néo-hégéliens se sont illustrés à l'avant-garde du droit völkisch mais l'engagement idéologique de ces juristes en faveur du nazisme a longtemps été passé sous silence. Sylvie Hürstel explore leur discours tout au long de la période qui va de la République de Weimar au Troisième Reich. Peut-on parler d'un ensemble cohérent aux contours clairs et à la stratégie univoque ? La question de la continuité entre la République et le Reich reçoit ici un éclairage particulier qui intéresse aussi bien l'histoire que le droit et la philosophie.
Préface de Olivier Jouanjan Contexte d'émergence Un néo-hégélianisme à la recherche de son Selbstbild Une philosophie du droit en question Nouveau contexte : les « idées de 1933 » Le parcours philosophique de Julius Binder de 1911 à 1929 Les débuts philosophiques de Julius Binder (1911-1925) La Philosophie du droit de 1925 De « l'idéalisme objectif » à l'hégélianisme 1929, le tournant hégélien L'École de Göttingen de 1929 à 1933 « L'École de Göttingen » autour de Julius Binder Premières publications Le centenaire de la mort de Hegel En marge de « L'École de Göttingen » : Walther Schönfeld Dernières publications avant le tournant : 1932-1933 Le néo-hégélianisme après 1933 Les parcours des juristes néo-hégéliens après janvier 1933 Le néo-hégélianisme et l'idéologie völkisch du droit (1938-1945) Lecture rétrospective : en quel sens peut-on parler d'un néo-hégélianisme juridique ?
Le « néo-hégélianisme » et son évolution Une stratégie discursive en guise d'identité ?
Y a-t-il une fatalité völkisch du néo-hégélianisme ?