Lidée dune subjectivation du sujet par quoi il faut entendre non pas la constitution de la réalité objective par le sujet mais la constitution du sujet lui-même est pour le moins ambivalente. Faire droit à un « devenir-sujet » en lieu et place de lhypostase dun sujet substantiel et principiel constitue-t-il une véritable rupture avec la métaphysique moderne de la subjectivité, ou faut-il ny voir quun ultime avatar de cette dernière ? Telle est la question qui anime lensemble des études ici rassemblées. Il sagira, dune part, de sinterroger sur la présence de cette idée au c½ur de certaines figures majeures de lhistoire de la philosophie, et, dautre part, de définir les enjeux de ses usages contemporains dans la perspective dune critique de la métaphysique de la subjectivité.