Tout acteur de la santé, quels que soient ses titres ou qualités, est bien conscient que les pouvoirs publics, confrontés à laugmentation inéluctable du coût des soins de santé, tentent par tous les moyens, dans une optique fortement budgétaire (et largement influencée par la politique européenne de réduction des déficits publics), de juguler limpact financier des soins.
Pour ce faire, ils sollicitent des modèles économiques pas toujours adéquats ni adaptés, ils examinent les solutions adoptées par les pays voisins, et tentent, souvent maladroitement, de dialoguer avec le corps médical.
Cest ainsi quil nous est apparu sain et utile de consacrer notre réflexion de lannée sur la nécessité de définir des guidelines de suivi dans le vaste domaine des affections neurologiques, depuis la question des prématurités jusquaux cancers en passant par les pathologies démyélinisantes et inflammatoires. Vaste chantier, qui, nous lespérons, débouchera, au-delà des saines interrogations, à un consensus, certes provisoire car la pathologie est changeante et les moyens de lévaluer évoluent- et cest heureux.