Ce voyageur fou sorti de nulle part se fond dans la matiere, du cosmos infini a la realite enchainee. Il affirme en metaphore que son deplacement, sa realisation, enfin, son mouvement comme il le dit, est cree a une vitesse comparable a la vibration visuellement imperceptible des ailes endiablees du colibri. Les mouvements sont si rapidement entrelaces dans ces fragments de realite enchainee qu'il nous est tout simplement interdit, a notre echelle, de les percevoir. Nos yeux ne sont pas encore assez habitues a decortiquer les enchainements de leurs mouvements repetes. Les realites nous sont voilees. L'image directe quant a elle, se lisse grace a cette douce vibration, puis la realite de l'instant se forme delicatement, image par image. En essayant de le cerner autour de ses figures de style, nous arrivons difficilement a le suivre. Personnellement, je l'ai perdu... Ou peut-etre que simplement, il n'est deja plus present. Comment devrais-je lui reparler ? Aprs nos diffrentes correspondances alternes travers ses cycles enchans, pour nous comprendre, enfin, pour nous assimiler, il m'avait dit de commencer ainsi. Arrtons-nous ici, a ira je pense. Veux-tu t'apaiser, enfin si tu ne l'as pas dj fait, si ? Mditons partir d'ici. Veux-tu recevoir et transmettre ce que je viens de vivre ?