Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, sattachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci sattache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des ½uvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
DHubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien dautres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux daffirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers dune plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de lentrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que lempreinte du silence dAuschwitz sur la dynamique de cette génération.