Circulant entre la pensée chinoise et la philosophie européenne, François Jullien a tracé une voie nouvelle qui problématise la première et réinterroge la seconde à nouveaux frais.
Ce faisant, il libère la pensée de l'altérité tant de l'universalisme facile que du relativisme paresseux et confère au dialogue des cultures un sens fort, qui fasse travailler les écarts en même temps qu'émerger le commun de l'intelligible. Les études réunies ici, à l'occasion d'un colloque organisé à l'université Paris-Diderot et à la Bibliothèque nationale de France, dresse un nouveau bilan de ce chantier : à la fois des dérangements qu'il opère et des aperçus qu'il ouvre.