Les Semaines sociales de France - fondées en 1904 - ont pour but de diffuser la pensée sociale de l'Eglise mais aussi de la faire progresser dans une compréhension fine et adaptée des problèmes de ce temps afin de leur trouver des solutions concrètes à proposer au débat public. Elles organisent chaque année une session de trois jours sur une question sociale actuelle.
Parmi les intervenants : Dominique Schnapper, François Héran, Dounia Bouzar, Jean-Paul Bailly, Anousheh Karvar, Jacques Barrot, Henri Guaino, Hervé Mariton, Christian Favier, Olga Trostiansky, Jean-Arnold de Clermont, Jérome Vignon.
La session des Semaines sociales de France qui s'est tenue en novembre 2010 au Parc Floral de Paris a réuni plus de 4200 participants autour d'un sujet particulièrement sensible.
Partant de la perception actuelle du phénomène migratoire dans l'opinion publique, les intervenants se sont d'abord attachés à la question de l'intégration et aux raisons qui la rendent difficile voire problématique. L'intégration apparaît alors bien plus comme un phénomène social qui demande du temps et un certain investissement personnel réciproque qu'une lutte entre différents « modèles » intangibles, qu'il s'agisse de l'islam ou du modèle républicain. Au terme de la session, la question des politiques migratoires à été reprise avec cet éclairage. Enfin des pistes de solutions ont été élaborées dans les conclusions de la session. Différents acteurs, qu'ils soient politiques, migrants eux-mêmes ou hommes d'Eglise, ont éclairé les participants de leur expérience et de leurs convictions.
Mais la réalité ne peut pas se faire connaître seulement « de l'extérieur ». Les 400 migrants invités ont pu, à deux moments, témoigner de leur expérience et permettre à la réflexion de s'enraciner dans le réel. Résultat étonnant : plus de 90% des personnes ont constaté que cette session « avait fait bouger quelque chose » dans leur perception de ce phénomène.