Dans une virtuose et rageuse "lettre au père", un homme raconte comment son père l'a frappé, humilié et terrorisé, jusqu'à ce qu'il l'empoigne à son tour. Une scène originelle qui jette une lumière crue sur le jour où il a conduit un instituteur, pédophile avéré, à la gendarmerie. Sans verser dans le récit de circonstance, il se charge de raconter, avec une énergie nerveuse, la chronique du "village de la honte" : un paysage humain sombre et burlesque d'où émerge peu à peu le drame.